Bonjour toi !

Aujourd’hui, je te propose qu’on se penche sur la question du paillage au jardin et, plus précisément au potager et au verger.

Comment choisir et réaliser son paillis ?

Les avantages du paillage

 

1. Empêcher l’évaporation de l’eau, ce qui permet de faire des économies (surtout l’été; le paillage permet de réduire le nombre d’arrosage)

2. Eviter le développement des mauvaises herbes, on évitera donc le désherbage chimique

3. Protéger de la chaleur mais aussi du gel

4. Permet de nourrir la terre. En effet, en se décomposant, les végétaux employés pour le paillis vont fertiliser le sol

5. Permet de recycler les déchets (selon le paillis choisi : tonte de pelouse, feuilles mortes, coques de cacao, etc…)

6. Conserver les fruits et légumes propres

7. Protéger certains insectes et favorise le développement des micro-organismes qui sont nécessaire au bon équilibre de la terre

8. Donner un aspect plus esthétique, plus soigné à son potager/verger et à son jardin d’une façon plus générale

Avec quoi pailler ?

 

Paillis organiques

 

   Ils sont composés d’éléments végétaux. Leur dégradation en humus est plus ou moins rapide. Celle-ci dépend de la concentration en lignine. Par exemple, on peut compter quelques semaines pour des tontes de gazon, et quelques années pour des copeaux de bois ! (source : Plantes et Jardins.com)

On peut trouver différents paillis végétaux :

  • Ecorces de pin broyées (ou copeaux) : peut durer plusieurs années et, contrairement à la croyance populaire, elles n’acidifient en aucun cas le sol. Elles sont idéales si, comme moi tu as certains arbres fruitiers (ou buissons fruitiers dans le cas des mûriers et des framboisiers), que tu fait pousser en pot ou en bacs et qui, restent donc « en place ».
  • Tonte de gazon : se dégrade en quelques semaines, riche en azotes. La dégradation rapide et la forte teneur en azotes peut brûler les pantes
  • Compost de plus de 3 mois : se dégrade rapidement
  •  Feuilles mortes : à bien mélanger pour qu’elles ne s’envolent pas
  • Déchets de taille : à broyer et à laisser se décomposer au moins 3 mois
  • Coques de cacao : ce sont des déchets de chocolaterie, leur utilisation contribue ainsi à la valorisation des déchets. Elles sont très riches en substances nutritives pour le sol. Principaux inconvénients à signaler : leur coût, leur tendance à se souder entre elles, et leur faible durée de vie (mais sont idéales pour les plantes annuelles ou si, comme moi tu pantes dans des bacs ou des pots et qu’à la fin de la saison, tu mélanges la terre de tous les pots pour la réutilisée (pendant l’année, elles se seront décomposées, enrichissant ainsi le sol)).
  • Coquilles de noisettes, de noix ou de marrons
  • Aiguilles de conifères : dure de nombreuses années, à privilégier plutôt pour des allées
  • Cosses de sarrasin : elles ne sont pas disponible partout (disponible plutôt en Bretagne, près des lieux de culture). Elles sont un excellent apport en matière organique et une bonne barrière contre les escargots et les limaces. Par contre, elles tiennent difficilement car, non seulement, elles ont tendance à s’envoler, mais aussi, elles attirent les oiseaux qui ont tendance à disperser les cosses pour récupérer les résidus de graines.
  • Paillettes de lin : elles sont bon marché. Les paillettes de lin se présentent sous forme de brindilles légères qui permettent d’améliorer la structure des sols lourd une fois enfouies. Elles se décomposent vite et ont tendance à s’envoler. Attention à bien choisir des paillettes « garanties sans graines », au risque de voir se développer des pousses de lin.
  • Paillettes de chanvre (ou chènevotte) : elles sont réputées plus écologiques que le lin, car la culture du chanvre ne nécessite quasiment aucun pesticide ni engrais. Elles sont aussi plus lourdes que le lin, plus durables, et sont généralement exemptes de graines. Elles sont en revanche un peu plus onéreuses, et aussi plus rares. Elles ont une durée de vie de 2 ans.
  • Les fougères sèches (broyées) : riche en potasse et silice. Se décomposent assez rapidement, en quelques mois.
  • La paille : Très bon marché, se dégrade vite (en quelques mois), nécessite donc un remplacement fréquent. Préférer la paille bio pour éviter de contaminer son jardin avec des résidus de pesticides. On peut également signaler que ce paillis est déconseillé aux personnes intolérantes au gluten.

Paillis minéraux

 

   Les paillis minéraux ne sont pas biodégradable, ce qui veut dire qu’en théorie, ils restent en place à vie, ce qui les rend plus économique. Cela dit, ils n’améliorent pas la fertilité du sol et retiennent moins l’humidité.

On peut trouver différents paillis minéraux :

  • La Pouzzolane (ou « pierre de lave ») : roche poreuse et légère, composée de scories volcaniques. On la trouve dans le Massif Central. Sa couleur, variant du rouge au noir, est très décorative
  • L’ardoise : est un paillage élégant qui donne un style contemporain au jardin. Elle est résistante mais assez lourde.
  • Les autres paillages minéraux : billes d’argile, sable, graviers, morceaux de poteries cassées, briques broyées, galets, ou encore le verre broyé et poli (appelé cassin) peut convenir pour de petites surfaces (patio, jardinière, bac…), qu’il mettra en valeur en réfléchissant légèrement la lumière du soleil.

Autres possibilité de paillis

  • Toiles végétales tissées (coton, lin, jute, coco, etc…) : elles sont naturelles et biodégradables (en 4-5 ans). Ces paillages existent en grand format pour les surfaces importantes ou en dalles pour entourer les jeunes arbustes. Ces toiles laissent pénétrer l’eau et l’air. Elles contribuent à limiter la présence de mauvaises herbes car, faute de lumière, elles ne peuvent pas pousser. Cela dit, ces toiles sont assez coûteuses.
  • Les films plastiques : économique, durable, et il permet au sol de se réchauffer plus rapidement au printemps : voilà pour les atouts. Néanmoins, ce type de paillage est plutôt à déconseiller : non biodégradable, peu écologique, inesthétique, il nuit à la vie du sol en détruisant les micro-organismes.
  • Le papier journal ou le carton de recyclage : très économiques, ils maintiennent une bonne humidité et sont très efficaces contre les mauvaises herbes. Il faut cependant les renouveler chaque année car ils se décomposent rapidement, et prévoir éventuellement une couche supplémentaire de paillis végétal ou minéral pour masquer le papier ou le carton (franchement peu décoratifs au jardin d’ornement !). Pour le papier journal, la présence d’encre est un gros inconvénient. 

 

Quand pailler et quelles plantes pailler ?

 

   Presque toutes les plantes peuvent être paillées : les plantes en pot ou en jardinière, les légumes du potager, les arbres et arbustes, les haies et autres massifs. Cela dit, éviter de pailler les couvre sol qui sont trop petits et les plantes de rocailles quant à elles, se passent très bien de paillage.

    Il existe toutefois certaines cultures qui ne doivent pas être paillées car elles n’apprécient pas l’humidité : l’échalote, l’oignon et l’ail.

   Le paillage se fait plutôt au printemps (avril-mai) puis, en automne, avant les gelées, pour protéger les plantes du froid de l’hiver. En général, on accompagne le paillis d’hiver de voir d’hivernage.

 

Comment mettre en place un paillage ?

 

Selon le site plantes-et-jardins.com :

Penser à choisir son paillage en fonction des végétaux et de la durée de protection recherchée.

Quelques gestes simples à réaliser :

– La terre doit être parfaitement désherbée car le paillage n’est pas un désherbant, il permet d’empêcher la pousse des adventices.
– Épandre le paillage en une couche épaisse de 5 à 7 cm environ. Prendre garde à ne pas recouvrir le collet (point de séparation entre la tige et les racines d’un végétal) des plantes. Ne pas oublier que le paillage organique se transforme en humus. Rajouter régulièrement quelques centimètres.
On peut commencer par pailler les jeunes plants 2-3 cm puis compléter pour atteindre 5 à 7 cm après le développement de la plante. Cette méthode permet de bénéficier des avantages du paillage au plus tôt.
– Ne pas pailler par vent fort.
– Ne pas pailler sur un sol gelé car cela allonge la période de réchauffement.
– Ne pas oublier d’arroser avant et après avoir mis en place le paillis.
– Si un paillage convient mieux à ta situation mais que tu ne le trouves pas esthétique, tu peux superposer deux paillages.

    Voilà, j’espère que cet article t’aura plu et qu’il aura répondu à toutes les questions que tu peux te poser au sujet du paillage. Si tu as des suggestions (j’ai peut-être oublié quelque chose) ou des questions, n’hésite pas à laisser un commentaire sous cet article ou à me contacter directement via le formulaire de contact du blog.

 

 

 

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