Bonjour toi,

    Dans cet article, je souhaiterais aborder avec toi, deux des pathologies les plus courantes dans nos Sociétés : la fatigue et la dépression. 

 

Fatigue, dépression et intolérances alimentaires

 

Qu’est-ce que la dépression ?

 

    Jean Delay, médecin et membre de l’Académie française donne, en 1946, cette définition de l’humeur : « Disposition affective de base qui donne à chacun de nos états d’âme, une tonalité agréable ou désagréable, oscillant entre les deux pôles extrêmes du plaisir et de la douleur. » Cette variation est normalement adaptée à l’environnement et à l’ambiance. C’est la rupture nette entre le contexte et l’humeur qui fait que celle-ci est pathologique.

    La dépression est une condition handicapante qui peut retentir sur le sommeil, l’alimentation et la santé en général, avec notamment un risque de suicide dans les cas les plus graves (surtout dans la dépression mélancolique), ainsi que sur la famille, la scolarité ou le travail.

    Il y a une grande différence entre se sentir déprimé temporairement et souffrir d’une véritable dépression. Certaines personnes décrivent cela comme le fait de vivre dans un trou noir, sans avoir la possibilité de s’en sortir. C’est comme s’il n’était plus possible se débarrasser du désespoir ou de la tristesse. Cependant, certaines personnes atteintes de dépression nerveuse, ne se sentent pas forcément tristes. A la place, elles ont l’impression que leur vie est vide et sans aucun sens. Dans cet état d’apathie, elles sont incapables de prendre plaisir à faire quoi que ce soit, même lorsqu’elles pratiquent des activités qu’elles appréciaient auparavant. Les signes et les symptômes de la dépression nerveuse peuvent aussi varier en fonction des personnes et peuvent changer dans le temps en intensité.

Signes et symptômes de la dépression
Sentiment d’impotence et de désespoirLes choses ne pourront jamais s’arranger et il n’y a rien que vous puissiez faire pour arranger votre situation
Perte d’intérêt dans les activités quotidiennesPlus d’intérêt dans vos anciens hobbies et passe-temps. Vous n’aimez plus sortir et vous fuyez les activités sociales
Changement d’appétit ou de poidsPerte ou gain significatif de poids – une variation de plus de 5% de votre poids sur un mois
Changement du cycle du sommeilSoit de l’insomnie ou de l’hypersomnie (vous dormez trop ou vous « piquez » du nez la journée)
Perte d’énergieVous vous sentez fatigué en permanence, même les plus petites tâches deviennent insurmontables.
Perte de confiance en vousVous vous sentez inutile et responsable/coupable de la situation. Vous êtes très critique envers vous-même dès que vous faites la moindre erreur.
Problèmes de concentrationDifficulté à réfléchir, à se concentrer, à prendre des décisions ou à se rappeler des choses
IrritabilitéVous êtes facilement distrait ou facilement dérangé (un rien vous énerve)
Maux de têtes, douleurs aux ventresD’autres symptômes physiques font leur apparition : mal à la tête, mal au dos, constipation, douleurs abdominales

   

    Les personnes souffrant de dépression, ont tendance à avoir un regard dévalorisant envers elles-mêmes et à avoir une faible estime de soi, en particulier sur leur situation et leur avenir. Piégées dans leur pessimisme, elles ne pensent plus qu’à leurs problèmes tout en y accordant une importance démesurée. Incapables de voir le bout du tunnel, les personnes atteintes de dépression peuvent en arriver à la conclusion que le suicide est la seule solution…

    Dans certaines formes de dépression, notamment récidivantes, des causes biologiques sont aujourd’hui démontrées et doivent être traitées. Aux Etats-Unis, la dépression mélancolique (la plus favorable aux suicides et tentatives de suicides) est reconnue et traitée comme maladie inflammatoire du cerveau. L’axe intestin-cerveau serait impliqué. On rencontre fréquemment d’autres pathologies ou symptômes associés à la dépression.

 

Mécanisme des intolérances alimentaires

 

      Comme tu le sais, l’origine d’une intolérance alimentaire se situe dans les intestins. Je te propose donc qu’on s’intéresse d’un peu plus près au fonctionnement de la paroi intestinale : celle-ci est recouverte de villosités (replis). Ces villosités permettent de maximiser l’absorption par l’intestin, en augmentant sa surface.

Le rôle de cette muqueuse est très important : servir de filtre, tout en étant une des barrières protectrices de l’organisme (comme la peau). En effet, elle doit pouvoir laisser passer les nutriments essentiels (acides aminés, vitamines, minéraux, glucides, lipides, etc…) tout en empêchant le passage dans la circulation sanguine d’éléments pathogènes et autres substances toxiques. 

      La muqueuse (paroi intestinale) est donc composée, nous l’avons vu de villosités constituées de cellules qui vont, non seulement fabriquer certaines enzymes pour compléter la digestion, mais aussi fabriquer du mucus pour protéger les intestins. Ces cellules sont collées entre elles par une structure appelée « jonction serrée » afin de former une barrière sélective et bien étanche.  

Mais, que se passe-t-il en cas d’intolérances alimentaires ?

      L’intolérance alimentaire est en fait, une réaction inflammatoire due à un manque total ou partiel d’enzymes spécifiques à l’aliment non toléré. Lorsque les molécules des aliments non tolérés pénètrent dans l’intestin grêle pour le traverser, elles sont détruites par les globules blancs. Le problème, c’est que l’arsenal mis en place par le corps est tellement important que ces globules blancs vont attaquer également les cellules qui composent les villosités de la paroi intestinale. C’est pour cela qu’on parle de maladie auto-immune.

       Cette destruction progressive des villosités s’appellent l’hyper-perméabilité intestinale : la paroi intestinale devient lisse et de plus en plus perméable car il y a une altération des jonctions serrées qui, peu à peu se distendent et l’étanchéité de la muqueuse n’est plus assurée. La paroi intestinale finit par laisser passer dans la circulation sanguine et lymphatique des macromolécules qui, vont se déposer un peu partout dans l’organisme (voilà pourquoi on peut développer de multiples symptômes dans n’importe quelle partie du corps). Ces molécules seront détectées comme dangereuses par l’organisme, ce qui provoquera un processus inflammatoire chronique (inflammation de « bas grade ») et une réponse immunitaire, point de départ commun à de multiples pathologies, tout en renforçant les réactions immunitaires dans l’intestin et le risque de développer de nouvelles intolérances alimentaires. 

Lien entre intolérances alimentaires, fatigue et dépression

 

      Comme nous l’avons vu plus haut, lorsqu’on mange des aliments auxquels on est intolérant, le corps est agressé et tout le système immunitaire réagit, ce qui provoque une fatigue intense chez la personne car, l’aliment qui était censé lui donner de l’énergie, provoque en réalité une sorte de bataille dans tout le corps et, plus on consommera les aliments auxquels on est intolérant et plus le corps sera mis à rude épreuve et donc, plus on sera fatigué. C’est assez comparable à la grippe ou autres maladies du genre : le corps lutte autant qu’il peut contre la maladie, contre l’agression et résultat : on est épuisé….

Concernant la dépression, comme nous l’avons vu précédemment, la paroi intestinale, en devenant poreuse, laisse passer des macromolécules qui arriveront dans le sang et se déposeront un peu partout dans le corps. De là, certaines de ces macromolécules, qu’on appellera alors exorphines, vont traverser la barrière hémato-encéphalique et arriver dans le cerveau. Les exorphines sont des peptides opioïdes produits par le corps en cas de digestion incomplète -due à une intolérance alimentaire- de certains aliments comme le gluten (on parle alors de « glutomorphine ») ou comme la caséine (on parle alors de « caséomorphine »), mais il n’est pas exclu que d’autres aliments provoquent la production d’autres types d’exorphines). Ces peptides issus notamment du gluten et du lait, ont un effet sur les neurones. On les appelle peptides opioïdes parce qu’ils altèrent le fonctionnement du cerveau. En effet, ils vont empêcher la bonne transmission  des neurotransmetteurs que sont la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine, en se fixant aux récepteurs de ces neurotransmetteurs, ou, au niveau de l’espace synaptique (jonction entre deux neurones).

    De plus, notons également qu’une intolérance au gluten par exemple, conduit à une carence en vitamines liposolubles comme la vitamine D et la vitamine K. Nous le savons, la vitamine D joue également un rôle non négligeable sur le morale…

    Une étude a montré que des enfants réagissant à différents aliments : 64 % pour le lait de vache, 49 % pour le blé, 45 % pour les oranges, 39 % pour les œufs, 32 % pour les cacahuètes et 16 % pour le sucre, développaient des symptômes associés à des troubles du comportement. En cessant de consommer ces aliments, non seulement le comportement des enfants s’améliorait mais les symptômes physiques associés diminuaient également. Un effet identique a été observé chez les adultes. On a appelé cette réaction une « allergie cérébrale ». En effet, la personne se sent généralement mieux après avoir mangé son aliment préféré, auquel elle est intolérante. Cependant, quelques heures plus tard, on observe une baisse de la tension et le patient ressent des symptômes comme des maux de tête, un état dépressif, une tendance à l’endormissement, etc…  

    De nombreuses études ont montré que les dépressifs sont ceux qui présentent les plus hauts taux d’intolérances. Ainsi, par exemple, dans une étude, l’intolérance aux oeufs a été retrouvée à un taux de 100 % chez les dépressifs, 80 % chez les schizophrènes et 9 % dans le groupe témoin. 
     Dans d’autres expériences, il a été vérifié que seuls les aliments incriminés, et non un placebo, étaient capables de provoquer une dépression et une nervosité chez les patients qui souffraient de ces intolérances.
     L’action inflammatoire du gluten sur le cerveau est particulièrement intense et a été vérifiée en lien avec des maladies neurologiques et psychiatriques. Il a été montré que 57 % des personnes qui présentent des dysfonctionnements neurologiques ont une intolérance ou une sensibilité au gluten, contre 12 % dans le groupe témoin.

      Pour aller plus loin, je te conseille d’aller jeter un oeil sur cet article qui, sous forme de tableau, liste les différents symptômes et pathologies imputables aux intolérances alimentaires (car bien souvent, à la fatigue et à la dépression viennent s’ajouter d’autres symptômes et pathologies) : http://lecercledesinto-chiants.com/informations/symptomes

      Si tu reconnais certains de tes symptômes ou pathologies dans le tableau, je te conseille vivement de faire un test d’intolérances alimentaires. Voici un article qui répondra à toutes tes questions sur ce test : http://lecercledesinto-chiants.com/informations/detecter-ses-intolerances-alimentaires

 

      Voilà, j’espère que cet article t’aura plu, voire, peut-être, éclairé sur une maladie souvent mal comprise. Si tu as des remarques, questions ou suggestions, n’hésite pas à laisser un commentaire sous l’article où à me contacter directement via le formulaire de contact du blog

 

 

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