Bonjour toi,

    Maux de tête et migraines chroniques peuvent miner considérablement la qualité de vie des personnes qui en souffrent. Dans cet article, je te propose qu’on se penche sur des pistes pour en comprendre les causes et les moyens d’y remédier.

 

Maux de tête, migraines et intolérances alimentaires

 

 

Définitions

 

Céphalée :  (Source Wikipédia)

    Une céphalée, appelée familièrement mal de tête, est une douleur locale ressentie au niveau de la boîte crânienne ou parfois de la nuque. Cette douleur peut être latérale, souvent unilatérale, ou bien diffuse et généralisée. Elle se manifeste de façon très variée par des sensations d’oppression ou de compression, de martèlement, enfoncement, brûlure, picotement, fourmillement, écrasement ; ainsi qu’une hyper-sensibilité au bruit et à la lumière.

    Le mal de tête est extrêmement fréquent. Son traitement dépend en principe des causes sous-jacentes, mais en pratique passe presque toujours et uniquement par un antidouleur ; la relaxation et le calme aident aussi. Même lorsque la souffrance semble provenir de « dedans », ce sont des zones réparties autour de la boîte crânienne et de la nuque (9 zones) qui sont sensibles à la douleur, tandis que les tissus cérébraux eux-mêmes sont insensibles.

   Dans la grande majorité des cas, les céphalées ne sont d’aucune gravité mais certains tableaux cliniques associés doivent attirer l’attention du médecin.

 

Migraine :   (Source Wikipédia)

    La migraine est une douleur touchant la « moitié du crâne ». C’est un type de céphalée (mal de tête) chronique fréquente, invalidante, caractérisée par des maux de tête et des nausées. La migraine est trois fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.

    Une migraine dure généralement entre 4 et 72 heures selon sa sévérité ; les symptômes incluent nausées, vomissements, photophobie (grande sensibilité à la lumière), phonophobie (grande sensibilité au son) ; les symptômes s’aggravent généralement à cause des activités physiques. Approximativement un tiers des individus souffrant d’une migraine fait l’expérience d’une aura, illusion visuelle ou autre trouble d’ordre sensoriel ou moteur juste avant la céphalée.

    L’Organisation mondiale de la santé classe la maladie migraineuse au 20e rang des maladies ayant un impact sur le handicap et l’altération de la qualité de vie, et parmi les 10 premières maladies si l’on considère uniquement la population féminine.

Bon à savoir :

    Entre la moitié et les trois quarts des adultes âgés de 18 à 65 ans dans le monde ont eu mal à la tête au cours de l’année écoulée et, parmi eux, plus de 10 % ont fait état d’une migraine. De 1,7 à 4% de la population adulte mondiale est affectée par une céphalée durant au moins 15 jours par mois. La migraine est l’une des maladies les plus fréquentes en France ; elle toucherait en effet 7 millions de français.

 

Le rôle de l’alimentation dans les maux de tête et les migraines

 

    Un article a récemment évoqué des liens entre alimentation et migraine, en particulier le fait que les régimes sans céréales et sans produits laitiers aident de nombreuses personnes à faire disparaître les douleurs. Cela n’est pas vraiment surprenant, quand on sait que le lait et le blé sont deux importants allergènes alimentaires. 

    Jusqu’à présent, on avait attribué un rôle déclenchant à certains aliments riches en médiateurs vaso-actifs (histamine, leucotriènes, tyramine) présents dans les fromages fermentés, les vins, le chocolat, les agrumes. C’est ainsi qu’on a sous-estimé le rôle des autres aliments dans la migraine.

    Plusieurs études ont rapportées que parmi les personnes qui souffrent de maladie cœliaque (intolérance sévère au gluten), beaucoup ont des migraines chroniques lorsqu’elles n’excluent pas le gluten de leur alimentation. Ce que l’on sait moins, c’est qu’une partie importante de la population, qui n’a pas de maladie cœliaque, est tout de même sensible au gluten.  En mars 2011, le Pr. Alessio Fasano (université du Maryland), qui est considéré comme le meilleur spécialiste de ces maladies, estimait à 20 millions le nombre des Américains sensibles au gluten, soit environ 6% de la population. D’autres chercheurs avancent des pourcentages plus élevés : jusqu’à 50%. La plupart de ces personnes ignorent qu’elles ont un problème d’intolérances alimentaires, et beaucoup souffrent de maux de tête lorsqu’elles consomme les aliments qu’elles ne tolèrent pas. Une étude de 2001 conduite par le Dr. Marios Hadjivassiliou (Hôpital Royal Hallamshire, Sheffield, Royaume-Uni) sur un petit nombre de ces personnes sensibles au gluten révélait que la plupart souffrent depuis longtemps de maux de tête. Lorsqu’un régime sans gluten a été instauré chez 9 de ces patients, 7 ont immédiatement arrêté de souffrir et deux ont vu leur état s’améliorés.

    Plus récemment, l’équipe du Pr. Fasano a montré que 35% des patients exempts de maladie cœliaque et d’allergie au gluten (très rare, à différencier de l’intolérance au gluten), mais ayant une intolérance au gluten, souffrent de maux de tête chroniques.

De plus, l’intolérance au lactose (sucre du lait), concernerait 80% de la population mondiale. Des chercheurs de l’université de Cardiff ont relevé pendant 48 heures les symptômes de l’intolérance au lactose chez 133 patients après que chacun d’eux eût reçu 50 g de lactose, soit l’équivalent de ce que contient un litre de lait. Résultat : on trouve des maux de tête dans 86% des cas.

    Les études récentes concluent que 90 % des migraines seraient attribuables à des aliments sensibilisants. Les immunoglobulines alimentaires incriminées sont très souvent les céréales contenant du gluten (blé, orge, seigle, avoine, et…), les laitages, les œufs, le sucre de canne, les levures, le soja, les agrumes, le maïs, la tyramine, la caféine, la théine, les nitrites et les xénobiotiques (tabac, alcool, pilule).

    Notons également que l’aspartame et le glutamate monosodique sont tous les deux connus pour provoquer des maux de tête et des migraines. De plus, les aliments transformés en général peuvent également contribuer aux intolérances alimentaires pour de nombreuses raisons différentes, notamment le fait que les aliments transformés contiennent de nombreux colorants alimentaires, arômes, conservateurs et autres additifs qui peuvent également favoriser les maux de tête et les migraines.

 

Comment savoir si mes maux de tête/migraines sont dus à des intolérances alimentaires ?

 

    Comme le souligne la neurologue Elizabeth Leroux, la migraine possède une forte composante inflammatoire. Or, on le sait, l’ingestion d’aliments non tolérés provoque un processus inflammatoire chronique (appelée inflammation de bas grade), qui sera le point de départ de nombreuses pathologies, comme la migraine. Voici un lien vers l’article listant, sous forme de tableau, tous les symptômes et pathologies imputables aux intolérances alimentaires : http://lecercledesinto-chiants.com/informations/symptomes . Si les maux de tête/migraines sont associés à d’autres symptômes de ce tableau, il y a de fortes chances que l’origine des problèmes soient des intolérances alimentaires. Pour en être sûr, le meilleur moyen reste de faire un test d’intolérances alimentaires (à ne pas confondre avec un test d’allergies alimentaires car ça n’a rien à voir). Voici un article qui explique tout ceci plus en détail : http://lecercledesinto-chiants.com/informations/detecter-ses-intolerances-alimentaires

    En quoi les régimes d’éliminations se sont révélés utiles pour réduire ou éliminer les migraines et les maux de tête ?

    Au cours d’une étude de 1979 publiée dans The Lancet, 60 migraineux présentant une immunoréactivité aux antigènes alimentaires et ayant suivi un régime d’élimination ont été profondément soulagés. D’après l’auteur :

« Les aliments provoquant les réactions les plus courantes étaient le blé (78%), les oranges (65%), les œufs (45%), le thé et le café (40% chacun), le chocolat et le lait (37% chacun), le bœuf (35%) et le maïs, le sucre de canne et la levure (33% chacun).

    En évitant une moyenne de 10 aliments courants, le nombre de maux de tête par mois a diminué de façon spectaculaire, 85% des patients ne souffrant plus d’aucun mal de tête. Les 25% de patients souffrant d’hypertension sont devenus normotendus.

    Les substances chimiques présentes dans l’environnement domestique peuvent rendre ces tests difficiles pour les patients non hospitalisés. Tant les mécanismes immunologiques que les mécanismes non-immunologiques peuvent jouer un rôle dans la pathogénèse de la migraine provoquée par une intolérances alimentaire. »

    Une étude croisée randomisée en double aveugle, publiée en 2010, a également établi qu’un régime de restriction de six semaines entraînait une diminution statistiquement significative des migraines chez les personnes souffrant de migraines sans aura.

 

Les compléments alimentaires utiles

 

    En parallèle de l’éviction des aliments non tolérés par l’organisme certains compléments alimentaires peuvent aider à réduire les maux de têtes et problèmes de migraines :

  • Le magnésium : des études suggèrent que les migraineux manquent de magnésium et que ce déficit joue un rôle dans l’apparition de la migraine. Cela pourrait être notamment le cas chez les femmes souffrant de syndrome prémenstruel. Le magnésium contribue à détendre les vaisseaux sanguins du cerveau qui provoquent la douleur. Le meilleur complément de magnésium est le magnésium thréonate car c’est le seul à pouvoir pénétrer les membranes cellulaires, y compris les mitochondries. Fait intéressant, certains des médicaments les plus efficaces utilisés pour traiter la migraine sont les bloqueurs des canaux calciques, et c’est de cette façon que fonctionne le magnésium. On peut également compléter sa ration alimentaire avec des aliments riches en magnésium (banane, épinards, pruneaux, certaines eaux minérales, etc…)
  • La pétasite : utilisée en médecine traditionnelle, la pétasite (Petasites hybridus) contient deux substances aux vertus anti-inflammatoires et anti-migraineuses : la pétasine et de l’isopétasine. La pétasine ralentirait la production de leucotriènes par l’organisme tandis que l’isopétasine agirait sur le métabolisme des prostaglandines, ce qui diminue ainsi le risque d’inflammation des vaisseaux sanguins et celui de développer une crise migraineuse. Prendre 50 à 75 mg 2 fois par jour d’un extrait de rhizome de Petasites hybridus (contenant 7,5 mg de pétasine et d’isopétasine minimum) permettrait ainsi de réduire la fréquence des migraines et leur durée avec une efficacité équivalente à celle des médicaments anti-migraine traditionnels.
  • L’ ubiquinol (la forme réduite du Coenzyme Q10) : selon certains experts, comme le Dr. Robert Barry, l’un des problèmes sous-jacents associés aux migraines est le dysfonctionnement des mitochondries. L’ubiquinol joue un rôle essentiel dans la production d’ATP, qui est le carburant de base des mitochondries. Le corps produit naturellement de l’ubiquinol, c’est même sa forme prédominante dans la plupart des cellules, tissus et organes sains ; toutefois, en raison de la pollution et de la mauvaise alimentation qui se généralisent, le dysfonctionnement mitochondrial est devenu courant.
  • La riboflavine (vitamine B2)
  • La vitamine B12
  • La vitamine B6
  • L’acide folique

    Enfin, on peut également citer la Technique de Libération Émotionnelle (EFT) qui semble efficace pour soulager les migraines. Les débutants qui utilisent ce processus simple par eux-mêmes parviennent généralement à être soulagés dans 50 à 80% des cas. L’EFT est une intervention profonde qui peut être pratiquée en complément des méthodes indiquées plus haut, et elle peut également aider à appliquer les changements de style de vie recommandés.

 

    Voilà, j’espère que cet article te sera utile et pourra t’aider. Si tu as des questions ou des suggestions, n’hésite pas à laisser un commentaire sous l’article ou à me contacter directement via le formulaire de contact du blog.

 

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