Surpoids, obésité, hyperphagie, boulimie et intolérances alimentaires

 

Bonjour toi !

Dans cet article, je voudrais aborder avec toi le sujet du surpoids, de l’obésité, de la boulimie et de l’hyperphagie dont l’origine semblerait être, pour une part tout du moins, des intolérances alimentaires.

 

1. Selon son IMC, à quel moment parle-t-on de surpoids ? Et à quel moment parle-t-on d’obésité ?

 

1. Qu’est-ce que l’IMC ?

 

    L’IMC ou Iindice de Masse Corporel est, selon wikipédia « une grandeur qui permet d’estimer la corpulence d’une personne. Elle a été inventée par Adolphe Quetelet, scientifique belge fondateur de la statistique moderne — cet indice est aussi appelé indice de Quetelet. »

2. Comment se calcule un IMC ?

 

    L’IMC se calcule en fonction de la masse corporelle et de la taille d’un individu. La formule de calcul de l’IMC est assez simple puisqu’elle consiste à diviser le poids par la taille au carré (IMC = Poids / Taille²). On trouve sur internet de nombreux sites qui proposent de calculer son IMC.

3. Interprétation de l’IMC

 

4. Est-ce une mesure fiable ?

 

    L’IMC n’est qu’une indication, non une mesure fiable. L’IMC ne prend pas en compte la proportion de muscles ni de masse osseuse. Il est donc inadapté à certaines populations comme les sportifs. Ces derniers, selon leur IMC, se retrouvent très souvent en surpoids voire en obésité, alors qu’ils ont en réalité une masse musculaire plus importante. De même, les personnes amputées, ou, les personnes de très grande taille ou inversement, souffrant de nanisme. Il s’avère également que selon sa morphologie, l’IMC « santé » d’une personne peut varier.

   En définitive, les seuils recommandés par l’OMS sont un outil intéressant dans l’étude d’une population; mais sont à prendre avec précaution au niveau individuel, car ils varient selon l’âge, le sexe, l’origine ethnique et la morphologie d’un individu.

2. Qu’est-ce que la boulimie ?

   

Selon le site (que je trouve excellent d’ailleurs) troublesalimentaires.org :

1. Définition et chiffres

 

     La boulimie est un trouble complexe, multi-factoriel qui se caractérise concrètement par des crises compulsives ou la prise alimentaire prend des proportions incontrôlables.

  • 70% des boulimiques sont des jeunes filles ou des femmes.
  • 10% des femmes sont touchées à un moment ou un autre par des périodes alimentaires compulsives.
  • 70% des boulimiques ont un poids normal (« invisibilité » du trouble)
  • 20 % des boulimiques souffrent d’une autre dépendance

2. Les critères diagnostiques de la boulimie (DSM IV, 1994) 

 

    Survenue récurrente de crises de boulimie. Une crise de boulimie répond aux deux caractéristiques suivantes :

  • Absorption, en une période de temps limitée, d’une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorberaient en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances.
  • Sentiment d’une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise

    Comportements compensatoires inappropriés et récurrents visant à prévenir la prise de poids, tels que : vomissements provoqués, emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements ou autres médicaments ; jeûne ; exercice physique excessif.

    Les crises de boulimie et les comportements compensatoires inappropriés surviennent tous deux, en moyenne, au moins 2 fois par semaine pendant minimum 3 mois. L’estime de soi est influencée de manière excessive par le poids et la forme corporelle.

Le trouble ne survient pas exclusivement pendant des épisodes d’anorexie mentale.

Il existe deux types de boulimie :

  • Type avec vomissement ou prise de purgatifs : pendant l’épisode actuel de boulimie, le sujet a eu régulièrement recours aux vomissements provoqués ou à l’emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements.
  • Type sans vomissements ni prises de purgatifs : pendant l’épisode actuel de boulimie, le sujet a présenté d’autres comportements compensatoires inappropriés, tels que le jeûne ou l’exercice physique excessif, mais n’a pas eu régulièrement recours aux vomissements provoqués ou à l’emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements.

3. Avec ou sans vomissements – Réflexions personnelles de l’auteur

 

    Dans cet article, je parlerai d’hyperphagie pour la forme de boulimie sans stratégie d’élimination (vomissements, laxatifs…) et de boulimie pour la boulimie accompagnée de stratégies d’élimination. La page sur le poids et le surpoids contient des ressources et renseignements concernant l’hyperphagie (50% des personnes en surpoids au moins présentent les critères de l’hyperphagie).

    Je ne peux tout de même m’empêcher d’apporter une réflexion sur cette terminologie diagnostique. La boulimie avec vomissements constitue une évolution du phénomène boulimique. Les personnes boulimiques, c’est-à-dire présentant des prises compulsives de nourriture, ou bien, des personnes anorexiques, découvrent à un moment donné que vomir permet de contrôler le poids sans se priver des crises. Le vomissement n’est donc à ses débuts qu’une solution à la boulimie et à la peur de prendre du poids. Mais, le vomissement devient assez vite un rituel et dans certains cas, il devient de plus en plus agréable, jusqu’à devenir même le plus grand plaisir, c’est-à-dire le phénomène recherché dont la prise de nourriture n’est plus qu’une étape. Il apparaît alors que ce n’est plus de la prise de nourriture qu’on ne peut plus se passer mais du vomissement qui devient le centre du trouble. D’une boulimie initiale, on glisse vers un Syndrome du vomissement (Nardone), sorte de « compulsion vomitive » ou la prise de nourriture et le poids deviennent des éléments secondaires à la faveur du vomissement lui-même.

    Pour résumer, en matière de boulimie, on a donc trois sous-groupes définis, différents, mais qui peuvent également constituer les étapes de l’évolution du trouble alimentaire chez une même personne :

1) Hyperphagie : prise compulsive de nourriture.

2) Boulimie : prise compulsive de nourriture ET stratégies compensatoires pour ne pas prendre de poids (tendance anorexique)

3) Syndrome du vomissement : « mutation » de la boulimie vers une compulsion du vomissement.

    Pour aller plus loin sur la question de l’abord psychologique de la boulimie, je te conseille vivement de consulter la page dédiée du site troublesalimentaires.org d’où cette description a été tirée, à cette adresse : http://www.troublesalimentaires.org/boulimie.htm

3. Qu’est-ce que l’hyperphagie ?

Toujours selon le site troublesalimentaires.org :

    L’hyperphagie correspond a une prise importante et compulsive de nourriture (d’où le terme d' »hyperphagie ») sans comportement compensatoire (vomissements, laxatifs, hyperactivité sportive…)

1. Définition

 

HYPERPHAGIE BOULIMIQUE (« Binge eating disorder », Spitzer et al., 1993; DSM-IV, 1996)

A. Épisodes récurrents de crises de boulimies ( » binge eating « ). Une crise de boulimie répond aux 2 caractéristiques suivantes :

  • Absorption, en une courte période de temps (moins de 2 heures), d’une quantité de nourriture dépassant notablement ce que la plupart des personnes mangent dans le même temps et dans les mêmes circonstances.
  • Sentiment de perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise (par exemple, sentiment de ne pas pouvoir s’arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce qu’on mange ou la quantité de ce qu’on mange).

B. Durant les crises de boulimie, au moins trois des critères suivants d’absence de contrôle sont présents :

1) Prise alimentaire nettement plus rapide que la normale.

2) L’individu mange jusqu’à l’apparition de sensations de distension abdominale inconfortable.

3) Absorption de grandes quantités d’aliments sans sensation physique de faim.

4) Prises alimentaires solitaires afin de cacher aux autres les quantités ingérées.

5) Sentiment de dégoût de soi, de dépression, ou de grande culpabilité après avoir mangé.

C. Le comportement boulimique est source d’une souffrance marquée.

D. Le comportement boulimique survient en moyenne au moins 2 fois par semaine sur une période de 6 mois minimum.

E. Le comportement boulimique n’est pas associé à des comportements compensatoires inappropriés (par exemple vomissements, prises de laxatifs, exercice physique intensif), ne survient pas au cours d’une Anorexie mentale (Anorexia nervosa) ou d’une Boulimie (Bulimia nervosa).

2. Quelques éléments

 

  • Une des particularités de l’hyperphagie est de concerner autant les hommes que les femmes.
  • L’hyperphagie est également appelée «boulimie sans vomissement» ou «compulsion alimentaire grave».
  • Selon diverses études, près de 50% des personnes souffrant d’obésité, souffriraient également d’hyperphagie. D’autres études concluent à un pourcentage encore supérieur (dans l’obésité, à l’hyperphagie se mêlent fréquemment les grignotages).
  • Les personnes souffrant d’hyperphagie consultent moins des psys que dans les autres troubles alimentaires. Elles se tournent plutôt vers un généraliste ou un nutritionniste.
  • Les personnes souffrant d’hyperphagie consultent en majorité pour des problèmes physiques consécutifs au surpoids ou à l’obésité : maladies du cœur, hypertension artérielle, taux élevé de cholestérol, diabète de type II, apnée du sommeil, insuffisance respiratoire…

    Pour aller plus loin sur la question de l’abord psychologique de l’hyperphagie, je te conseille vivement de consulter la page dédiée du site troublesalimentaires.org d’où cette description a été tirée, à cette adresse : http://www.troublesalimentaires.org/boulimie.htm

4. Que peut-on observer en cas de surpoids et d’obésité

   

    En cas de surpoids et d’obésité, on peut observer certains de ces symptômes :

  • Risques accrus de diabète de type II
  • Intima-média carotidienne (paroi carotidienne) épaissie donc, risque de pathologies cardio-vasculaires
  • Taux de triglycérides élevés
  • Syndrome inflammatoire chronique (taux élevé de globules blancs et/ou de plaquettes et/ou de la C-réactive (d’ailleurs, notons le liens entre C-Reactive Protein et immunoglobulines G) et/ou vitesse de sédimentation augmentée, etc…), on parle d’inflammation de bas grade
  • Douleurs au niveau du dos, des chevilles et/ou des genoux
  • Hyper-tension artérielle
  • Cholestérol
  • IMC élevé voire très élevé

5. Et les intolérances alimentaires dans tout ça ?

   

En cas d’intolérances alimentaires, on peut observer certains de ces symptômes :

  • Diabète de type I et II
  • Douleurs articulaires
  • Hyperphagie, boulimie
  • Prise de poids, surpoids, obésité et/ou difficultés à perdre du poids
  • Intima-média carotidienne (paroi carotidienne) épaissie donc, risque de pathologies cardio-vasculaires
  • Syndrome inflammatoire chronique (taux élevé de globules blancs et/ou de plaquettes et/ou de la C-réactive (d’ailleurs, notons le liens entre C-Reactive Protein avec les immunoglobulines G) et/ou vitesse de sédimentation augmentée, etc…), on parle d’inflammation de bas grade
  • Hyper-tension artérielle
  • Etc…

    On nous explique que, bien souvent le surpoids et l’obésité sont multifactoriels, à la fois héréditaire mais également dus à une consommation de nourriture trop importante (c’est là qu’on évoque la boulimie et l’hyperphagie). Pourquoi mangeons-nous de trop ?

1. Explication d’une prise alimentaire trop importante voir compulsive

 

    Il y a sans nul doute, une composante psychologique au surpoids et à l’obésité (voir point 2. Qu’est-ce que la boulimie ? Et point 3. Qu’est-ce que l’hyperphagie ?). Cela dit, il y a également une cause physique. Voici ce qui se passe lorsqu’on consomme certains aliments qu’on ne tolère pas :

    Lorsque les molécules des aliments non tolérés arrivent dans l’intestin grêle pour le traverser, elles sont détruites par les globules blancs. Le problème, c’est que l’arsenal mis en place par le corps est tellement important que ces globules blancs vont attaquer également les cellules qui composent les villosités de la paroi intestinale. C’est pour cela qu’on parle de maladie auto-immune.

Cette destruction progressive des villosités s’appelle l’hyper-perméabilité intestinale : la paroi intestinale devient lisse et de plus en plus perméable car il y a une altération des jonctions serrées qui peu à peu se distendent et l’étanchéité de la muqueuse n’est plus assurée. La paroi intestinale finit par laisser passer dans la circulation sanguine et lymphatique des macromolécules, qui vont se déposer un peu partout dans l’organisme.

    Certaines de ces molécules vont traverser la barrière hémato-encéphalique et arriver dans le cerveau, directement dans la zone qui contrôle le plaisir ; de la même façon que les drogues dures ou le sucre. Il semblerait que ce passage d’exorphine (peptides opioïdes produits par le corps en cas de digestion incomplète -due à une intolérance alimentaire- de certains aliments comme le gluten ou la caséine par exemple) incite le corps à réclamer toujours plus de ces aliments, comme un drogué aurait besoin de son prochain shoot. Dans le cas du gluten, on parle de « glutomorphine » et dans le cas de la caséine, on parle de « caséomorphine ». Cela dit, il n’est pas exclu que d’autres aliments provoquent la production d’autres types d’exorphines. Voilà pourquoi, en dehors des facteurs psychologiques, les intolérances alimentaires sont à l’origine de l’hyperphagie et de la boulimie qui provoqueront ensuite du surpoids, voire de l’obésité.

    Les macromolécules, une fois passés dans le système sanguin et lymphatique, vont se déposer un peu partout dans l’organisme (comme nous l’avons vu plus haut) et seront détectées comme dangereuses par le système immunitaire, ce qui provoquera un processus inflammatoire chronique (la fameuse inflammation de bas grade).

2. Composantes de l’obésité et du surpoids

    Dans l’obésité comme dans le surpoids, il y a également une part importante de rétention d’eau. Cette rétention d’eau trouve son origine dans le processus inflammatoire chronique cité plus haut. En effet, à force d’inflammation, le corps va développer une sorte de vascularite qui va rendre poreux tous les vaisseaux, les artères et les veines. Au départ, le système lymphatique tentera de prendre le relais mais, il sera vite dépassé. Du coup, on va commencer à développer de l’œdème (on va « gonfler » de partout), donc prendre du poids. Bien souvent, l’endroit où l’œdème sera visible en premier c’est au niveau des jambes, car elles ne bénéficient ni de la gravité, ni de l’effet « pompe » du cœur pour chasser le sang et la lymphe vers le haut. On entend souvent parler du phénomène des « jambes lourdes » ou de femmes qui se plaignent d’avoir les jambes gonflées, notamment en été ou au moment des règles donc, lorsque les mouvements d’eau dans le corps sont les plus importants (qui est également valable pour les insuffisances veineuses).

    Si l’inflammation n’est pas stoppée, petit à petit, lentement mais sûrement, le corps va continuer à se remplir d’eau. On va donc continuer à grossir, tant au niveau du poids affiché sur la balance qu’au niveau du tour de taille… Certaines personnes prendront donc des décisions drastiques pour perdre ce poids : régimes stricts, sport en excès, chirurgie bariatrique, etc… Ces solutions permettront effectivement de perdre du poids, en faisant violence à son corps et en l’obligeant à aller puiser toujours plus loin dans ses capacités de survie. Ces solutions marcheront oui, enfin pour un temps, car, on le sait, même en faisant du sport à outrance, même en suivant un régime, même en ayant recours à la chirurgie bariatrique (type sleeve, by-pass) on finira tout de même par reprendre du poids… Pourquoi ? Car l’inflammation continue, car le corps ne cesse d’être agressé et donc le corps continue à se charger d’eau. Encore et encore, on grossit, jusqu’à arriver à ce qu’on appelle l’obésité massive.

Puis, au bout d’un moment, on commence à développer un œdème important au niveau des jambes, qui grossissent et grossissent encore, jusqu’à pour certains, devenir difformes. Mais ça ne s’arrête pas là, après les jambes, l’abdomen commence aussi à gonfler, puis vient le torse et là, c’est l’œdème pulmonaire et la mort. On dira que vous êtes mort des suites de votre obésité massive, mais on ne dira jamais que vous êtes mort de cette inflammation chronique due à des intolérances alimentaires non diagnostiquées… Ou alors, avant d’en arriver-là, vous aurez développé l’une des très nombreuses autres pathologies dues aux intolérances alimentaires (maladies auto-immunes, cancers etc…).

6. En quoi le fait de faire un test d’intolérances alimentaires peut aider en cas de surpoids et d’obésité ?

    Comme nous l’avons vu, les problèmes de poids ont, non seulement une composante psychologique mais, sont également dus à la consommation en excès d’aliments, non tolérés, qui auront un effet endorphine-like comme les drogues et, enfin, l’inflammation de bas grade provoquée par l’ingestion répétée d’aliments non tolérés provoquera une rétention d’eau qui causera une prise de poids.

    Le dosage des anticorps IgG anti-antigènes alimentaires (ou immunoglobulines G) permet d’identifier les aliments qui ne sont pas tolérés par notre corps et de pouvoir les supprimer de notre alimentation.

    L’éviction des aliments sensibilisants permet non seulement de réduire progressivement l’inflammation de bas grade (et donc les pathologies associées), mais également de perdre une quantité importante d’eau (ce qui fait diminuer le poids), de sortir de ce cercle infernal « d’addiction alimentaire » et enfin, du fait que le corps ne sera plus agressé en permanence, il pourra se « réparer » plus facilement et luttera bien mieux contre les différentes agressions (notamment les pollutions environnementales).

    Enfin, parmi les recherches menées sur le sujet, les résultats préliminaires de l’une d’elles permet de confirmer le rôle des intolérances alimentaires dans le surpoids et l’obésité. En effet, après un suivi de trois mois chez des patients qui ont suivi un régime d’éviction, basé sur leur profil d’intolérances alimentaires, une perte moyenne de 8 kg a été recensée chez plus de 90 % des individus.

Une autre étude quant à elle, conclue : «la présence d’IgG spécifiques est pathogénique et elle est impliquée dans le développement de l’obésité et de l’athérosclérose. » (IgG antibodies against food antigens are correlated with inflammation and intima media thickness in obese juveniles. Wilders-Truschnig M1, Mangge H, Lieners C, Gruber H, Mayer C, März W, Exp Clin Endocrinol Diabetes. 2008 Apr;116(4):241-5. Epub 2007 Dec 10)

   J’espère que cet article t’aura aidé. Si tu as des questions ou des éléments à ajouter qui te semblent pertinents, n’hésite pas à laisser un commentaire ou à me contacter directement via le formulaire de contact du blog.

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